Nathalie Dupont et Laëtitia Garcia (dir.), « Tourisme, art et mémoire, interactions, adaptations et dynamiques », volume 18, Iste éditions, 2026, 276 p.

Cet ouvrage, issu du colloque international consacré au tourisme, aux arts et aux mémoires tenue à l’Université de Lille en 2024 et réalisée en partenariat avec l’ Université du Littoral et de la Côte d’Opale, examine les relations entre ces trois notions et la manière dont leurs interactions se sont transformées et adaptées au contexte contemporain.

À la suite des commémorations du 80e anniversaire du Débarquement en Normandie, la première partie s’intéresse à la guerre comme facteur structurant de ces relations et de leur évolution. La seconde partie montre comment le cinéma constitue un prisme d’analyse privilégié pour observer l’articulation entre tourisme, art et mémoire. Cette articulation est ensuite abordée dans une troisième partie consacrée au patrimoine.

Enfin, la dernière partie s’intéresse aux festivals et aux musées, lieux particulièrement propices à la rencontre entre ces trois dimensions, à travers trois études de cas situées dans les Hauts-de-France.

Patrick Villiers (dir.), Brigitte Nicolas et Pierre Ickowicz, « Le Beaumont et le Dromadaire, Vaisseaux de la Compagnie des Indes 1757-1778 », Ancre, 2026, 208 p.

Le Beaumont et le Dromadaire, joyaux des collections du Château-Musée de Dieppe sont les seuls modèles existant des vaisseaux de 600 et 900 tonneaux de la Compagnie française des Indes. Ils sont les derniers témoins des recherches menées par la Compagnie pour trouver le navire idéal vers l’Inde ou vers la Chine. En dépit des victoires de la Bourdonnais et de la prise de Madras pendant la guerre de Succession d’Autriche, la Compagnie cherche le modèle pouvant échapper à la Royal Navy en instaurant un concours entre les ingénieurs-constructeurs du roi et ceux de la Compagnie.

De 1755 à 1765, la Compagnie met en concurrence les meilleurs ingénieurs-constructeurs de la Marine pour établir les plans des vaisseaux destinés aux Indes et à la Chine Si les plans du concours de 1755 ont été conservés, en ce qui concerne les modèles du temps, seul subsiste celui du Beaumont, magnifique modèle du vaisseau de 900 tonneaux qui a navigué à la Chine puis a péri au secours des Insurgents américains.

 Pour les vaisseaux de 600 tonneaux, on dispose d’un autre modèle, le Dromadaire, ex-voto construit par un officier du bord. Il rappelle les souffrances endurées par les capitaines et les équipages, bretons pour la plupart, originaires principalement des quartiers de Lorient ou de Saint-Malo, pour rapporter les porcelaines, les indiennes, les ivoires ou les thés si recherchés par l’Europe.

En reconstituant l’histoire de ces deux navires, Patrick Villiers avec l’aide des conservateurs du musée de la Compagnie des Indes de Port-Louis-Lorient et du Château-musée de Dieppe nous offre un nouveau regard magnifiquement illustré sur ce grand commerce, un des moteurs de l’économie maritime des XVIIe et XVIIIe siècles.